La sécularisation des sociétés occidentales, fruit d’un processus social qui repoussera la sphère religieuse jusqu’aux confins de l’existence privée, de l’individu, a limité l’expression d’une certaine religiosité dans l’espace commun. Nul doute que notre monde laïcisé s’est constitué sur le rejet de la transcendance d’un ordre religieux dans ses institutions, au profit d’un rapport au monde basé sur l’individu. Parallèlement, l’instigation des valeurs humanistes, des droits de l’homme et de l’égalité en réels systèmes régissant l’organisation sociale ainsi que l’échec des grandes idéologies politiques ont confiné le domaine de la croyance à un réceptacle miniaturisé. Cette conjoncture a permis à l’art contemporain d’investir le domaine de la religiosité et du sacré, d’une manière jusqu’alors inconnue de la sphère artistique. L’art, dans un contexte où les dieux du passé ont disparu, a réussi à «fonder une démarche artistique sur le sacré[1]». Parce que si la société moderne s’est séparée de son assujettissement par la religion, elle «ne s’est pas libérée d’un besoin de religiosité ni d’une conception transcendantale de l’art[2]». La sacralisation de l’art contemporain est accompagnée d’une multitude de caractéristiques propres au domaine de la religion, dont notamment, les reliques. Comment est-il possible d’interpréter cette réminiscence des reliques en art, dernière apologie des incidences d’une sacralité propre à l’esthétique de l’art contemporain? Bref, de quelle manière ce retournement esthétique s’est-il opéré?
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Saturday, 12 December 2009
L’art contemporain: de la réminiscence du sacré et des reliques
La sécularisation des sociétés occidentales, fruit d’un processus social qui repoussera la sphère religieuse jusqu’aux confins de l’existence privée, de l’individu, a limité l’expression d’une certaine religiosité dans l’espace commun. Nul doute que notre monde laïcisé s’est constitué sur le rejet de la transcendance d’un ordre religieux dans ses institutions, au profit d’un rapport au monde basé sur l’individu. Parallèlement, l’instigation des valeurs humanistes, des droits de l’homme et de l’égalité en réels systèmes régissant l’organisation sociale ainsi que l’échec des grandes idéologies politiques ont confiné le domaine de la croyance à un réceptacle miniaturisé. Cette conjoncture a permis à l’art contemporain d’investir le domaine de la religiosité et du sacré, d’une manière jusqu’alors inconnue de la sphère artistique. L’art, dans un contexte où les dieux du passé ont disparu, a réussi à «fonder une démarche artistique sur le sacré[1]». Parce que si la société moderne s’est séparée de son assujettissement par la religion, elle «ne s’est pas libérée d’un besoin de religiosité ni d’une conception transcendantale de l’art[2]». La sacralisation de l’art contemporain est accompagnée d’une multitude de caractéristiques propres au domaine de la religion, dont notamment, les reliques. Comment est-il possible d’interpréter cette réminiscence des reliques en art, dernière apologie des incidences d’une sacralité propre à l’esthétique de l’art contemporain? Bref, de quelle manière ce retournement esthétique s’est-il opéré?
Fashion is cathartic
La narrativité en art contemporain sous l’angle des récits antimoraux. L’antimoral ne réfère pas à une conception moralisatrice des thèmes et ne se veut pas une critique des narrations mises en image dans la photographie de mode. Il ne s’agit pas ici de juger ce qui est moral de ce qui est amoral, mais bien de circonscrire une tendance à utiliser des scénarios basés sur la violence, la coercition, la maladie mentale, la dépendance, l’abus et l’horreur. Une mise en contexte sur le zeitgeist de notre époque, qui dans le champ des arts visuels inclut une propension pour les sujets abjects, est essentielle pour comprendre l’environnement créatif dans lequel les récits antimoraux émergent. Une trame permet de voir le glissement entre la suggestion d’un récit à connotations violentes vers la monstration simple de l’horreur. Évidemment, la logique commerciale de la mode ne pouvant être inconsidérée, l’image de mode réussi à combiner deux apparentes contradictions, le récit antimoral et l’objet à beauté commerciale. Mais quel est l’impact de ces nouvelles manières de présenter la mode sur la construction du féminin?
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